Les news

Accident du travail : l’employeur peut le contester en invoquant une maladie antérieure de la victime.

Après la déclaration d’un accident du travail, l’employeur peut émettre des réserves sur l’origine professionnelle de celui-ci en invoquant un état pathologique antérieur de la victime, qui constitue une cause totalement étrangère au travail.Pour information, l'article R441-7 du Code de la sécurité sociale (Version en vigueur depuis le 01...

Le référent sécurité de l’entreprise éligible au CSE

Dès lors qu'ils interviennent de façon ponctuelle lors des seules réunions visées à l'article L. 2314-3 du code du travail en matière de santé, de sécurité et des conditions de travail afin d'éclairer les membres du comité social et économique et disposent d'une voix seulement consultative, le responsable du service de sécurité et des conditions...

L’aide à l’autonomie versée par le CSE aux anciens salariés est soumise à cotisations

A l’issue d’un contrôle de l’Urssaf d’Alsace, une entreprise de l’Est de la France est redressée sur une « aide à l’autonomie » versée aux anciens salariés de l’entreprise durant les années 2009, 2010 et 2011 par le CE de l’époque. L'entreprise et le CSE conteste ce redressement en invoquant un article du code du travail (art. L. 7233-4)...

Financement de la formation SSCT dans les entreprise de moins de 50 salariés par les OPCO

Un décret du 18 mars 2022 précise les modalités de prise en charge par les Opco de la formation à la sécurité des membres du CSE. Ce décret précise les modalités de prise en charge de la formation nécessaire à l'exercice des missions en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail des membres de la délégation du personnel du comité...

Plan de relance du gouvernement, quelles informations pour le CSE ?

Afin de relancer rapidement l’économie et d’obtenir des résultats en matière de décarbonation, de reconquête industrielle, de renforcement des compétences et des qualifications sur l’ensemble du territoire, un plan exceptionnel de 100 milliards d’euros est déployé par le Gouvernement autour de trois volets : la transition écologique, la...

Salarié protégé : l’inspecteur du travail ne contrôle pas l’obligation de reclassement externe

Pour apprécier si l'employeur ou le liquidateur judiciaire a satisfait à son obligation légale et, le cas échéant, conventionnelle en matière de reclassement des salariés protégés, l’inspecteur du travail doit s'assurer du sérieux de la recherche de reclassement interne. En revanche, il ne lui appartient pas de vérifier le respect par l’employeur...

Pas d’homologation du PSE si l’expert SSCT du CSE n’a pas eu le temps d’exercer sa mission

Dans un arrêt daté du 17 mai 2022, la Cour administrative d’appel de Versailles a annulé l’homologation d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) au motif que l’expert désigné par le comité social et économique (CSE) n’avait pas été à même d’exercer sa mission. Dans cette affaire, le CSE, informé et consulté sur un projet de réorganisation et sur...

Validation d’un accord collectif (PSE), l’administration doit contrôler la transparence financière des syndicats

La transparence financière des syndicats est une condition impérieuse pour qu’ils puissent exercer leurs attributions dans l’entreprise. Il appartient à l’administration, saisie d’une demande de validation d’un accord d’entreprise portant plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) de vérifier, sous le contrôle du juge, que l'accord d'entreprise qui lui...

Rémunération du temps de trajet pris en dehors de l’horaire normal de travail et effectué en exécution des fonctions représentatives

Le représentant syndical au comité d'entreprise ne devant subir aucune perte de rémunération en raison de l'exercice de son mandat, le temps de trajet, pris en dehors de l'horaire normal de travail et effectué en exécution des fonctions représentatives, doit être rémunéré comme du temps de travail effectif pour la part excédant le temps normal de...

La contestation des heures de délégation du CSE par l’employeur

Le code du travail impose à l’employeur de payer à l’échéance normale les heures de délégation allouées aux représentants du personnel et aux représentants syndicaux. Néanmoins, il peut contester l’usage fait des heures de délégation prises en dehors des horaires habituels de travail, mais seulement après les avoir payées. L'employeur peut...
Sommaire ( Tout replier l'arborescence)
Mettre en place le CSE

Mettre en place le CSE

  1. Le calcul des effectifs
  2. Le protocole préélectoral
  3. L'élection du CSE
    1. Listes de candidats
    2. Collèges électoraux
    3. Électeurs aux élections du CSE
    4. Contestation des élections
    5. Dépouillement et proclamation des élections du CSE
  4. L'élection du CSE
  5. Elections partielles
  6. Modèles de lettres "Mettre en place le CSE"
Le fonctionnement du CSE
  1. Le fonctionnement du CSE
    1. Personnalité Civile du CSE
    2. L'assurance du CSE
    3. Organisation interne du CSE
        1. Organes du comité
            1. Président du comité
            2. Bureau du comité
          • Règlement intérieur du CSE
          • Moyens de fonctionnement du CSE
              1. Les heures de délégation
              2. Les déplacement des élus du CSE
              3. Local
              4. La correspondance du CSE
              5. La communication avec les bénéficiaires du CSE
              6. Affichage du CSE
              7. Salariés du CSE
              8. Commissions du CSE
                1. La commission santé, sécurité et conditions de travail
                2. Commission des marchés
                3. Commission formation
                4. Commission d'information et d'aide au logement
                5. Commission de l'égalité professionnelle
                6. Commission économique
                7. Commissions facultatives du CSE
            • Modèles de lettres "Le fonctionnement du CSE"
        Le CSE : composition et statut des membres

        Le CSE dans les entreprise de plus de 50 salariés

        1. Le CSE : composition et statut des membres
            1. Présidence
            2. Délégation du personnel
              1. Le secrétaire du CSE
              2. Le trésorier du CSE
              3. Le référent harcèlement sexuel
              4. Les représentants du proximité
            3. Remplacement des tutulaires
            4. Représentant syndical
          • Secret professionnel et de l'obligation de discrétion
          • Lettres modèles "Le CSE : composition et statut des membres"
          Formation des représentants du CSE

          Formation des représentants du CSE dans les entreprise de plus de 50 salariés

          1. Formation économique
          2. Formation santé sécurité et conditions de travail
          3. Formation des représentants de proximité
          4. Autres formations pour les représentants du CSE
            • Conditions générales
            • Modèles de lettre formation CSE
            Le financement du CSE
            La comptabilité du CSE

            La comptabilité du CSE

            1. La comptabilité du CSE, informations pratiques
              1. Les pièces comptables
              2. Les comptes bancaires du CSE
              3. Budget prévisionnel du CSE
            2. Les petits CSE
            3. Les moyens CSE
            4. Les grands CSE
            5. Contrôle Urssaf du CSE
            6. Modèles de lettre "La comptabilité du CSE"
            Les attributions sociales et culturelles du CSE

            Les attributions sociales et culturelles du CSE

              1. Présentation des activités sociales et culturelles
              2. L'attribution des activités sociales et culturelles
              3. Les bénéficiaires des prestations du CSE
              4. Activités les plus rencontrées
                1. Voyages du CSE
                2. Chèques cadeaux
              5. Contrôle Urssaf du CSE
              6. Le fichier des salariés utilisé par le CSE
              7. Modèles de lettres "Les attributions sociales et culturelles du CSE"
              Les attributions économique du CSE

              Les attributions économiques du CSE

                1. Présentation générales
                2. Les consultations récurrentes du CSE
                3. Les consultations et informations ponctuelles du CSE
                  1. Consultation sur les conséquences environnementales
                4. La base de données économiques et sociales
                5. Le droit d'alerte
                6. Les difficultés rencontrées au sujet des attributions économiques
                7. Modèles de lettres "Les attributions économiques du CSE"
                Le conseil d'entreprise
                Comité social et économique central

                Comité social et économique central

                Cos - Comité d’Oeuvres Sociales

                Un salarié protégé peut-il travailler pour une autre société pendant un arrêt maladie ?

                Article modifié le : 9 mars 2022 - Article publié le : 9 mars 2022

                L’affaire :

                Un chauffeur-livreur est recruté en octobre 2002. Il devient titulaire d’un mandat de délégué syndical d’établissement au sein de la société entre juin 2015 et avril 2017. Par une décision du 20 septembre 2017, l’inspecteur du travail autorise l’employeur à licencier le salarié pour faute, un manquement à son obligation de loyauté lui étant reproché pour avoir travaillé, en qualité de coursier, auprès d’un autre employeur durant des périodes de suspension de son contrat de travail, notamment dans le cadre d’un arrêt de travail consécutif à un accident de travail.

                Par un jugement du 5 avril 2019, le tribunal administratif de Melun, à la demande du salarié, annule pour excès de pouvoir la décision de l’inspecteur du travail.

                Pour information, la société pour laquelle le salarié avait travaillé durant son arrêt de travail était spécialisée dans le transport médical urgent par route de produits sanguins labiles et de produits d’origine humaine vers des professionnels de santé, ce qui ne constituait pas une activité concurrente à celle que le salarié réalisait.

                La société se pourvoit en cassation contre l’arrêt du 20 décembre 2019 par lequel la cour administrative d’appel de Paris a rejeté son appel contre ce jugement.

                Décision du Conseil d’État :

                Le Conseil d’État confirme le 4 février 2022 la position des juges.

                Il était en effet relevé :

                • Qu’il ressortait des pièces du dossier que le salarié avait à plusieurs reprises travaillé en qualité de coursier, durant des périodes de suspension de son contrat de travail ;

                Mandat du CSE pour agir en justice1. Il ressort des pièces du dossier soumis aux juges du fond que M. L… a été recruté en octobre 2002 par la société Chronopost en qualité de chauffeur-livreur et qu’il a été titulaire d’un mandat de délégué syndical d’établissement au sein de cette société entre juin 2015 et avril 2017. Par une décision du 20 septembre 2017, l’inspecteur du travail de l’unité de contrôle du Val-de-Marne a autorisé la société Chronopost à le licencier pour faute, un manquement à son obligation de loyauté lui étant reproché pour avoir travaillé, en qualité de coursier, auprès d’un autre employeur durant des périodes de suspension de son contrat de travail, notamment dans le cadre d’un arrêt de travail consécutif à un accident de travail. Par un jugement du 5 avril 2019, le tribunal administratif de Melun, à la demande de M. L…, a annulé pour excès de pouvoir la décision de l’inspecteur du travail. La société Chronopost se pourvoit en cassation contre l’arrêt du 20 décembre 2019 par lequel la cour administrative d’appel de Paris a rejeté son appel contre ce jugement.

                • Auprès d’une société, et sa mission, qui consistait à procéder au transport médical urgent par route de produits sanguins labiles et de produits d’origine humaine vers des professionnels de santé, différait de celle accomplie au profit de la société chez laquelle le salarié était en arrêt de travail ;

                2. En vertu des dispositions du code du travail, le licenciement des salariés légalement investis de fonctions représentatives, qui bénéficient d’une protection exceptionnelle dans l’intérêt de l’ensemble des travailleurs qu’ils représentent, ne peut intervenir que sur autorisation de l’inspecteur du travail. Lorsque leur licenciement est envisagé, celui-ci ne doit pas être en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées ou avec leur appartenance syndicale. Dans le cas où la demande de licenciement est motivée par un comportement fautif, il appartient à l’inspecteur du travail saisi et, le cas échéant, au ministre compétent, de rechercher, sous le contrôle du juge de l’excès de pouvoir, si les faits reprochés au salarié sont d’une gravité suffisante pour justifier le licenciement, compte tenu de l’ensemble des règles applicables au contrat de travail de l’intéressé et des exigences propres à l’exécution normale du mandat dont il est investi. Un agissement du salarié intervenu en-dehors de l’exécution de son contrat de travail ne peut motiver un licenciement pour faute, sauf s’il traduit la méconnaissance par l’intéressé d’une obligation découlant de ce contrat.

                • L’activité de ces deux sociétés ne se recouvrant pas et n’étant pas concurrentes ;

                3. Il résulte des énonciations de l’arrêt attaqué qu’après avoir relevé, par une appréciation souveraine exempte de dénaturation, qu’il ressortait des pièces du dossier qui lui était soumis que M. L… avait à plusieurs reprises travaillé en qualité de coursier, durant des périodes de suspension de son contrat de travail, auprès de la société Labo Express, que sa mission, qui consistait à procéder au transport médical urgent par route de produits sanguins labiles et de produits d’origine humaine vers des professionnels de santé, différait de celle accomplie au profit de la société Chronopost, l’activité de ces deux sociétés ne se recouvrant pas et n’étant pas concurrentes et qu’en outre, il n’était pas établi que M. L… avait transmis, comme le lui reprochait son employeur, des informations confidentielles à la société Labo Express, la cour administrative d’appel de Paris a estimé que, dès lors qu’il n’était ainsi pas établi que l’activité professionnelle accomplie par M. L… auprès d’un autre employeur avait porté préjudice à la société Chronopost, elle n’était pas de nature à caractériser un manquement à son obligation de loyauté. En statuant ainsi, alors que la société Chronopost s’est bornée à soutenir devant les juges du fond, d’une part, qu’elle et la société Labo Express étaient concurrentes, d’autre part, que M. L… était susceptible d’avoir transmis des informations confidentielles à la société Labo Express, enfin, qu’elle avait subi un préjudice en termes d’image et de réputation, la cour administrative d’appel de Paris n’a pas inexactement qualifié les faits qui lui étaient soumis, ni commis d’erreur de droit. Enfin, et en tout état de cause, la requérante ne peut faire valoir utilement que M. L… aurait également commis une faute en sollicitant, pour un motif mensonger, un congé pour enfant malade, en vue d’accomplir une de ses missions auprès de la société Labo Express, dès lors qu’elle s’en prévaut pour la première fois en cassation.

                • Et qu’en outre, il n’était pas établi que le salarié avait transmis, comme le lui reprochait son employeur, des informations confidentielles à la société au sein de laquelle il avait travaillé durant son arrêt de travail. Et que, dès lors qu’il n’était ainsi pas établi que l’activité professionnelle accomplie par le salarié auprès d’un autre employeur avait porté préjudice à la société, et qu’elle n’était pas de nature à caractériser un manquement à son obligation de loyauté.

                Source : Conseil d’État, 4ème – 1ère chambres réunies, 04/02/2022, 438412

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