Publié le : 26 août 2014 - Modifié le : 26 juillet 2017

Bilan social et avis du Comité d’Entreprise :

Bilan social du comité d'entrepriseLe bilan social récapitule en un document unique, les principales données chiffrées permettant d’apprécier la situation de l’entreprise dans le domaine social, d’enregistrer les réalisations effectuées et de mesurer les changements intervenus au cours de l’année écoulée et des deux années précédentes.

Le bilan social comporte des informations sur l’emploi, les rémunérations et charges accessoires, les conditions de santé et de sécurité, les autres conditions de travail, la formation, les relations professionnelles ainsi que sur les conditions de vie des salariés et de leurs familles dans la mesure où ces conditions dépendent de l’entreprise.

Pour quelles entreprises ?

L’employeur établit et soumet annuellement au comité d’entreprise un bilan social lorsque l’effectif habituel de l’entreprise est au moins de trois cents salariés (voir article du  Code du travail Article L2323-68).

Qui a accès au bilan social d’une entreprise ?

L’inspecteur du travail et le commissaire aux comptes sont chargés de vérifier la justesse des données contenues dans le bilan social fourni par l’entreprise. Mais c’est le comité d’entreprise qui donnera le caractère définitif du bilan social après l’avoir consulté et donné son avis dans un délai de 4 mois après la clôture annuelle de l’exercice.

A noter que si le chef d’entreprise ne veille pas à la réalisation du bilan social dans les délais impartis, il peut être poursuivi pour délit d’entrave.
S’il en fait la demande, tout salarié peut accéder gratuitement au bilan social de son entreprise . Hormis le comité d’entreprise, les délégués syndicaux doivent être mis au courant du projet de bilan social. Dans le cadre de sociétés par actions, les actionnaires reçoivent le bilan social en vigueur ainsi que l’avis rendu par le comité d’entreprise.

Quelles informations dans le bilan social ?

Défini par l’article R. 2323-17 du code du travail. La liste des informations prévues à l’article  L. 2323-71 est établie conformément au tableau suivant :

1. Emploi. 1. 1. Effectif. Effectif total au 31 / 12 (1) I.
Effectif permanent (2) I.
Nombre de salariés titulaires d’un contrat de travail à durée déterminée au 31 / 12 I.
Effectif mensuel moyen de l’année considérée (3) I.
Répartition par sexe de l’effectif total au 31 / 12 I.
Répartition par âge de l’effectif total au 31 / 12 (4) I.
Répartition de l’effectif total au 31 / 12 selon l’ancienneté (5) I.
Répartition de l’effectif total au 31 / 12 selon la nationalité I : français / étrangers.
Répartition de l’effectif total au 31 / 12 selon une structure de qualification détaillée II.
 1. 2. Travailleurs extérieurs. Travailleurs extérieurs.
Nombre de salariés appartenant à une entreprise extérieure (6).
Nombre de stagiaires (écoles, universités…) (7).
Nombre moyen mensuel de salariés temporaires (8).
Durée moyenne des contrats de travail temporaire.
1. 3. Embauches. Nombre d’embauches par contrats de travail à durée indéterminée.
Nombre d’embauches par contrats de travail à durée déterminée (dont nombre de contrats de travailleurs saisonniers) I.
Nombre d’embauches de salariés de moins de vingt-cinq ans.
1. 4. Départs. Total des départs I.
Nombre de démissions I.
Nombre de licenciements pour motif économique, dont départs en retraite et préretraite I.
Nombre de licenciements pour d’autres causes I.
Nombre de fins de contrats de travail à durée déterminée I.
Nombre de départs au cours de la période d’essai (9) I.
Nombre de mutations d’un établissement à un autre I.
Nombre de départs volontaires en retraite et préretraite (10) I.
Nombre de décès I.
1. 5. Promotions. Nombre de salariés promus dans l’année dans une catégorie supérieure (11).
1. 6. Chômage. Nombre de salariés mis en chômage partiel pendant l’année considérée I.
Nombre total d’heures de chômage partiel pendant l’année considérée (12) I :
― indemnisées ;
― non indemnisées.
Nombre de salariés mis en chômage intempéries pendant l’année considérée I.
Nombre total d’heures de chômage intempéries pendant l’année considérée I :
― indemnisées ;
― non indemnisées.
1. 7. Handicapés. Nombre de travailleurs handicapés au 31 mars de l’année considérée (13).
Nombre de travailleurs handicapés à la suite d’accidents du travail intervenus dans l’entreprise, employés au 31 mars de l’année considérée.
1. 8. Absentéisme. Nombre de journées d’absence (15) I.
Nombre de journées théoriques travaillées.
Nombre de journées d’absence pour maladie I.
Répartition des absences pour maladie selon leur durée (16) I.
Nombre de journées d’absence pour accidents du travail et de trajet ou maladies professionnelles I.
Nombre de journées d’absence pour maternité I.
Nombre de journées d’absence pour congés autorisés (événements familiaux, congés spéciaux pour les femmes…) I.
Nombre de journées d’absence imputables à d’autres causes I
2. Rémunérations et charges accessoires. 2. 1. Montant des rémunérations (17). Choix de deux indicateurs dans l’un des groupes suivants :
― rapport entre la masse salariale annuelle (18) II et l’effectif mensuel moyen ;
― rémunération moyenne du mois de décembre (effectif permanent) hors primes à périodicité non mensuelle ― base 35 heures II ;
OU
― rémunération mensuelle moyenne (19) II ;
― part des primes à périodicité non mensuelle dans la déclaration de salaire II ;
― grille des rémunérations (20)
2. 2. Hiérarchie des rémunérations (17). Choix d’un des deux indicateurs suivants :
― rapport entre la moyenne des rémunérations des 10 % des salariés touchant les rémunérations les plus élevées et celle correspondant au 10 % des salariés touchant les rémunérations les moins élevées ;
OU
― rapport entre la moyenne des rémunérations des cadres ou assimilés (y compris cadres supérieurs et dirigeants) et la moyenne des rémunérations des ouvriers non qualifiés ou assimilés (21) ;
― montant global des dix rémunérations les plus élevées.
2. 3. Mode de calcul des rémunérations. Pourcentage des salariés dont le salaire dépend, en tout ou partie, du rendement (22).
Pourcentage des ouvriers et employés payés au mois sur la base de l’horaire affiché.
2. 4. Charges accessoires. Avantages sociaux dans l’entreprise : pour chaque avantage préciser le niveau de garantie pour les catégories retenues pour les effectifs I :
― délai de carence maladie ;
― indemnisation de la maladie ;
― indemnisation des jours fériés ;
― préavis et indemnités de licenciement ;
― préavis de démission ;
― prime d’ancienneté ;
― congé de maternité ;
― congés payés ;
― congés pour événements familiaux ;
― primes de départ en retraite, etc.
Montant des versements réalisés à des entreprises extérieures pour mise à la disposition de personnel :
― entreprise de travail temporaire ;
― autres entreprises (23).
2. 5. Charge salariale globale Frais de personnel (24).
Valeur ajoutée ou chiffre d’affaires.
2. 6. Participation financière des salariés. Montant global de la réserve de participation (25).
Montant moyen de la participation et / ou de l’intéressement par salarié bénéficiaire (26) I.
Part du capital détenu par les salariés (27) grâce à un système de participation (participation aux résultats, intéressement, actionnariat…).
3. Santé et sécurité au travail. 3. 1. Accidents de travail et de trajet. a) Taux de fréquence des accidents du travail I.
Nombre d’accidents avec arrêts de travail.
Nombre d’heures travaillées.
Nombre d’accidents de travail avec arrêt × 106
Nombre d’heures travaillées.
b) Taux de gravité des accidents du travail I.
Nombre des journées perdues.
Nombre d’heures travaillées.
Nombre des journées perdues × 10 ³
Nombre d’heures travaillées.
c) Nombre d’incapacités permanentes (partielles et totales) notifiées à l’entreprise au cours de l’année considérée (distinguer français et étrangers).
d) Nombre d’accidents mortels : de travail, de trajet.
e) Nombre d’accidents de trajet ayant entraîné un arrêt de travail.
f) Nombre d’accidents dont sont victimes les salariés temporaires ou de prestations de services dans l’entreprise.
g) Taux et montant de la cotisation sécurité sociale d’accidents de travail.
3. 2. Répartition des accidents par éléments matériels (28). Nombre d’accidents liés à l’existence de risques graves ― codes 32 à 40.
Nombre d’accidents liés à des chutes avec dénivellation ― code 02.
Nombre d’accidents occasionnés par des machines (à l’exception de ceux liés aux risques ci-dessus) ― codes 09 à 30.
Nombre d’accidents de circulation-manutention ― stockage ― codes 01,03,04 et 06,07,08.
Nombre d’accidents occasionnés par des objets, masses, particules en mouvement accidentel ― code 05.
Autres cas.
3. 3. Maladies professionnelles. Nombre et dénomination des maladies professionnelles déclarées à la sécurité sociale au cours de l’année.
Nombre de salariés atteints par des affections pathologiques à caractère professionnel et caractérisation de celles-ci.
Nombre de déclarations par l’employeur de procédés de travail susceptibles de provoquer des maladies professionnelles (29).
3. 4. Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Existence et nombre de comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail.
Nombre de réunions par comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail.
3. 5. Dépenses en matière de sécurité. Effectif formé à la sécurité dans l’année.
Montant des dépenses de formation à la sécurité réalisées dans l’entreprise.
Taux de réalisation du programme de sécurité présenté l’année précédente.
Existence et nombre de plans spécifiques de sécurité.
4. Autres conditions de travai 4. 1. Durée et aménagement du temps de travail. Horaire hebdomadaire moyen affiché des ouvriers et employés ou catégories assimilées (30) I.
Nombre de salariés ayant bénéficié d’un repos compensateur l :
― au titre du présent code (31) ;
― au titre d’un régime conventionnel.
Nombre de salariés bénéficiant d’un système d’horaires individualisés (32) I.
Nombre de salariés employés à temps partiel l :
― entre 20 et 30 heures (33) ;
― autres formes de temps partiel.
Nombre de salariés ayant bénéficié tout au long de l’année considérée de deux jours de repos hebdomadaire consécutifs I.
Nombre moyen de jours de congés annuels (non compris le repos compensateur) (34) I.
Nombre de jours fériés payés (35) I.
4. 2. Organisation et contenu du travail. Nombre de personnes occupant des emplois à horaires alternant ou de nuit.
Nombre de personnes occupant des emplois à horaires alternant ou de nuit de plus de cinquante ans.
Salarié affecté à des tâches répétitives au sens de la définition du travail à la chaîne résultant du décret n° 76-404 du 10 mai 1976 (36) (distinguer femmes-hommes).
4. 3. Conditions physiques de travail. Nombre de personnes exposées de façon habituelle et régulière à plus de 85 dbs à leur poste de travail.
Réaliser une carte du son par atelier (37).
Nombre de salariés exposés à la chaleur au sens de la définition contenue dans le décret n° 76-404 du 10 mai 1976 (38).
Nombre de salariés travaillant aux intempéries de façon habituelle et régulière, au sens de la définition contenue dans le décret n° 76-404 du 10 mai 1976 (39).
Nombre de prélèvements, d’analyses de produits toxiques et mesures (40).
4. 4. Transformation de l’organisation du travail. Expériences de transformation de l’organisation du travail en vue d’en améliorer le contenu (41).
4. 5. Dépenses d’amélioration de conditions de travail. Montant des dépenses consacrées à l’amélioration des conditions de travail dans l’entreprise (42).
Taux de réalisation du programme d’amélioration des conditions de travail dans l’entreprise l’année précédente.
4. 6. Médecine du travail (43). Nombre d’examens cliniques (distinguer les travailleurs soumis à surveillance médicale et les autres).
Nombre d’examens complémentaires (distinguer les travailleurs soumis à surveillance et les autres).
Part du temps consacré par le médecin du travail à l’analyse et à l’intervention en milieu de travail.
4. 7. Travailleurs inaptes. Nombre de salariés déclarés définitivement inaptes à leur emploi par le médecin du travail.
Nombre de salariés reclassés dans l’entreprise à la suite d’une inaptitude.
5. Formation. 5. 1. Formation professionnelle continue (44 Pourcentage de la masse salariale afférent à la formation continue.
Montant consacré à la formation continue :
Formation interne ; formation effectuée en application de conventions ; versement à des fonds assurance formation ; versement auprès d’organismes agréés ; Trésor et autres ; total.
Nombre de stagiaires II.
Nombre d’heures de stage II :
― rémunérées ;
― non rémunérées.
Décomposition par type de stages à titre d’exemple : adaptation, formation professionnelle, entretien ou perfectionnement des connaissances.
5. 2. Congés formation. Nombre de salariés ayant bénéficié d’un congé formation rémunéré.
Nombre de salariés ayant bénéficié d’un congé formation non rémunéré.
Nombre de salariés auxquels a été refusé un congé formation.
5. 3. Apprentissage. Nombre de contrats d’apprentissage conclus dans l’année.
6. Relations professionnelles. 6. 1. Représentants du personnel et délégués syndicaux. Composition des comités d’entreprise et / ou d’établissement avec indication, s’il y a lieu, de l’appartenance syndicale.
Participation aux élections (par collège) par catégories de représentants du personnel.
Volume global des crédits d’heures utilisés pendant l’année considérée.
Nombre de réunions avec les représentants du personnel et les délégués syndicaux pendant l’année considérée.
Dates et signatures et objet des accords conclus dans l’entreprise pendant l’année considérée.
Nombre de personnes bénéficiaires d’un congé d’éducation ouvrière (45).
6. 2. Information et communication. Nombre d’heures consacrées aux différentes formes de réunion du personnel (46).
Eléments caractéristiques du système d’accueil.
Eléments caractéristiques du système d’information ascendante ou descendante et niveau d’application.
Eléments caractéristiques du système d’entretiens individuels (47).
6. 3. Différends concernant l’application du droit du travail (48). Nombre de recours à des modes de solution non juridictionnels engagés dans l’année.
Nombre d’instances judiciaires engagées dans l’année et où l’entreprise est en cause.
Nombre de mises en demeure et nombre de procès-verbaux de l’inspecteur du travail pendant l’année considérée.
7. Autres conditions de vie relevant de l’entreprise. 7. 1. Activités sociales. Contributions au financement, le cas échéant, du comité d’entreprise et des comités d’établissement.
Autres dépenses directement supportées par l’entreprise : logement, transport, restauration, loisirs, vacances, divers, total (49).
7. 2. Autres charges sociales. Coût pour l’entreprise des prestations complémentaires (maladie, décès) (50).
Coût pour l’entreprise des prestations complémentaires (vieillesse) (51).
Equipements réalisés par l’entreprise et touchant aux conditions de vie des salariés à l’occasion de l’exécution du travail.

Notes :
I. ― Une structure de qualification détaillée, en trois ou quatre postes minimum, est requise. Il est souhaitable de faire référence à la classification de la convention collective, de l’accord d’entreprise et aux pratiques habituellement retenues dans l’entreprise.
A titre d’exemple, la répartition suivante peut être retenue : cadres, employés, techniciens et agents de maîtrise (ETAM)  et ouvriers.
II. ― Une structure de qualification détaillée en cinq ou six postes minimum est requise. Il est souhaitable de faire référence à la classification de la convention collective, de l’accord d’entreprise et aux pratiques habituellement retenues dans l’entreprise.
A titre d’exemple, la répartition suivante des postes peut être retenue : cadres, techniciens et agents de maîtrise, employés qualifiés ou non et  ouvriers qualifiés ou non.
Doivent en outre être distinguées les catégories femmes et hommes.
(1) Effectif total : tout salarié inscrit à l’effectif au 31 / 12 quelle que soit la nature de son contrat de travail.
(2) Effectif permanent : les salariés à temps plein, inscrits à l’effectif pendant toute l’année considérée et titulaires d’un contrat de travail à durée indéterminée.
(3) Somme des effectifs totaux mensuels
12 (on entend par effectif total tout salarié inscrit à l’effectif au dernier jour du mois considéré).
(4) La répartition retenue est celle habituellement utilisée dans l’entreprise à condition de distinguer au moins quatre catégories, dont les jeunes de moins de vingt-cinq ans.
(5) La répartition selon l’ancienneté est celle habituellement retenue dans l’entreprise.
(6) Il s’agit des catégories de travailleurs extérieurs dont l’entreprise connaît le nombre, soit parce qu’il figure dans le contrat signé avec l’entreprise extérieure, soit parce que ces travailleurs sont inscrits aux effectifs. Exemple : démonstrateurs dans le commerce…
(7) Stages supérieurs à une semaine.
(8) Est considérée comme salarié temporaire, toute personne mise à la disposition de l’entreprise, par une entreprise de travail temporaire.
(9) A ne remplir que si ces départs sont comptabilisés dans le total des départs.
(10) Distinguer les différents systèmes légaux et conventionnels de toute nature.
(11) Utiliser les catégories de la nomenclature détaillée II.
(12) Y compris les heures indemnisées au titre du chômage total en cas d’arrêt de plus de quatre semaines consécutives.
(13) Tel qu’il résulte de la déclaration obligatoire prévue à l’article R. 5212-2.
(14) Possibilités de comptabiliser tous les indicateurs de la rubrique absentéisme, au choix, en journées,1 / 2 journées ou heures.
(15) Ne sont pas comptés parmi les absences : les diverses sortes de congés, les conflits et le service national.
(16) Les tranches choisies sont laissées au choix des entreprises.
(17) On entend par rémunération la somme des salaires effectivement perçus pendant l’année par le salarié (au sens de la déclaration annuelle des salaires).
(18) Masse salariale annuelle totale, au sens de la déclaration annuelle de salaire.
(19) Rémunération mensuelle moyenne :
1 ∑ (masse salariale du mois i)
2 (effectif du mois i).
(20) Faire une grille des rémunérations en distinguant au moins six tranches.
(21) Pour être prises en compte, les catégories concernées doivent comporter au minimum dix salariés.
(22) Distinguer les primes individuelles et les primes collectives.
(23) Prestataires de services, régies…
(24) Frais de personnel : ensemble des rémunérations et des cotisations sociales mises légalement ou conventionnellement à la charge de l’entreprise.
(25) Le montant global de la réserve de participation est le montant de la réserve dégagée ― ou de la provision constituée ― au titre de la participation sur les résultats de l’exercice considéré.
(26) La participation est envisagée ici au sens du titre II du livre III de la partie III.
(27) Non compris les dirigeants.
(28) Faire référence aux codes de classification des éléments matériels des accidents (arrêté du 10 octobre 1974).
(29) En application de l’article L. 461-4 du code de la sécurité sociale.
(30) Il est possible de remplacer cet indicateur par la somme des heures travaillées durant l’année.
(31) Au sens des dispositions du présent code et du code rural et de la pêche maritime instituant un repos compensateur en matière d’heures supplémentaires.
(32) Au sens de l’article L. 3122-23.
(33) Au sens de l’article L. 3123-1.
(34) Cet indicateur peut être calculé sur la dernière période de référence.
(35) Préciser, le cas échéant, les conditions restrictives.
(36) Article 70-3 c du décret du 29 décembre 1945 : Sont considérés comme travaux à la chaîne :
― les travaux effectués dans une organisation comportant un dispositif automatique d’avancement à cadence constante des pièces en cours de fabrication ou de montage en vue de la réalisation d’opérations élémentaires et successives aux différents postes de travail ;
― les travaux effectués sur des postes de travail indépendants consistant en la conduite ou l’approvisionnement de machines à cycle automatique et à cadence préréglée en vue de la réalisation d’opérations élémentaires et successives aux différents postes de travail ;
― les travaux effectués sur des postes indépendants sans dispositif automatique d’avancement des pièces où la cadence est imposée par le mode de rémunération ou le temps alloué pour chaque opération élémentaire.
(37) Cette carte n’est à réaliser que par les établissements qui ont une réponse non nulle à l’indicateur précédent.
(38) Article 70-3 d du décret du 29 décembre 1945 : Sont considérés comme travaux au four, les travaux exposant de façon habituelle et régulière à une forte chaleur ambiante ou rayonnante résultant de l’utilisation d’un traitement thermique, d’un processus de cuisson, de la transformation de produits en état de fusion, d’ignition ou d’incandescence ou de la production d’énergie thermique .
(39) Article 70-3 e du décret du 29 décembre 1945 : Sont considérés comme travaux exposant aux intempéries sur les chantiers, les travaux soumis au régime d’indemnisation définie aux articles L. 5424-11 et suivants du code du travail ainsi que les travaux effectués de façon habituelle et régulière sur les chantiers souterrains ou subaquatiques, ou en plein air sur les constructions et ouvrages, les aires de stockage et de manutention. .
(40) Renseignements tirés du rapport annuel du médecin du travail (arrêté du 10 décembre 1971).
(41) Pour l’explication de ces expériences d’amélioration du contenu du travail, donner le nombre de salariés concernés.
(42) Non compris l’évaluation des dépenses en matière de santé et de sécurité.
(43) Renseignements tirés du rapport annuel du médecin du travail (arrêté du 10 décembre 1971).
(44) Conformément à la déclaration annuelle des employeurs 2483 relative au financement de la formation professionnelle continue.
(45) Au sens des articles L. 3142-7 et suivants.
(46) On entend par réunion du personnel, les réunions régulières de concertation, concernant les relations et conditions de travail organisées par l’entreprise.
(47) Préciser leur périodicité.
(48) Avec indication de la nature du différend et, le cas échéant, de la solution qui y a mis fin.
(49) Dépenses consolidées de l’entreprise. La répartition est indiquée ici à titre d’exemple.
(50) (51) Versements directs ou par l’intermédiaire d’assurances.

Date de transmission du bilan social :

Avant le 15 avril de chaque année, l’entreprise doit transmettre le bilan social au Comité d’entreprise.
Avant le 30 avril de chaque année, une réunion du Comité d’Entreprise doit être organisée afin d’examiner le projet de bilan social.
Avant le 15 mai de chaque année, l’entreprise doit transmettre l’avis du Comité d’Entreprise et le procès verbal de la réunion à l’inspection du travail.

Foire aux questions :

La réunion de CE

Un élu, peut-il utiliser ses heures de délégation pendant un arrêt de travail ?Un arrêt de travail ne suspend pas le mandat d’un représentant du personnel, mais pour faire valoir l’indemnisation des heures qui y sont consacrées pendant cette période d’arrêt, il faut cependant que le médecin traitant ait autorisé cette activité de représentation, décision de la Cour de cassation le 21 mars 2014.

L’attribution des indemnités journalières est subordonnée à l’obligation pour le bénéficiaire de s’abstenir de toute activité non autorisée, la chambre mixte (chambre sociale, criminelle et deuxième chambre civile) énonce que l’activité de représentant du personnel n’est pas suspendue par la maladie et que les heures de délégation déposées durant cette période n’ouvrent droit à indemnisation que si l’exercice de l’activité de représentant du personnel a été préalablement autorisé par le médecin traitant (Cass. ch. mixte, 21 mars 2014, n° 12-20002 et n° 12-20003).

La Cour de cassation reconnaît que seul le médecin traitant est à même d’évaluer la capacité physique du salarié à exercer son activité de représentant du personnel. Faute, pour le représentant du personnel, de justifier d’une autorisation du médecin traitant d’exercer son mandat, il s’expose au risque de perdre le bénéfice des indemnités journalières et de ne pas pouvoir prétendre au paiement par l’employeur des heures de délégation déposées.


Deux solutions permettent de respecter le principe de non-cumul du salaire et des indemnités de congés payés :

  • L’employeur interrompt les congés payés du salarié présent en réunion et rémunère les heures passées en réunion comme du temps de travail effectif. Ainsi les congés sont prolongés proportionnellement au temps passé en réunion ;
  • Soit l’employeur maintient l’indemnité de congés payés et octroie des congés supplémentaires, d’une durée équivalente à celle passée en réunion périodique obligatoire.

Les suppléants peuvent s’exprimer librement, c’est le président du comité d’entreprise qui anime la réunion. Refuser la parole à un élu suppléant constitue un délit d’entrave et est une cause d’annulation de la réunion et des décisions qui y ont été prises.

Les suppléants reçoivent les mêmes documents et les mêmes informations que les titulaires du CE. Ils sont d’ailleurs tenus à la même obligation de secret  que les membres titulaires du CE.


Enregistrement des réunions du CEL’enregistrement des débats du comité d’entreprise est parfaitement licite.

Néanmoins, pour procéder à cet enregistrement, le comité d’entreprise, par le biais de son secrétaire, doit faire inscrire cette question à son ordre du jour.

La décision de procéder à l’enregistrement est prise à la majorité des voix et l’employeur participe à ce vote.

La décision d’enregistrer les débats du Comité d’entreprise ne peut absolument pas procéder de la seule volonté du Président.


Plusieurs solutions pour remplacer le secrétaire du CE absent :

  • Le règlement intérieur du comité d’entreprise précise que le secrétaire adjoint remplacerait Remplacement du secrétaire du CE afin de préparer l'ordre du jourautomatiquement le secrétaire du comité d’entreprise en cas d’absence de celui-ci, c’est donc lui qui prépare l’ordre du jour de la réunion de Ce avec le président.
  • Dans le cas contraire, il faudra organiser le remplacement du secrétaire du CE au cours d’une réunion précédant l’absence du secrétaire, bien entendu c’est possible uniquement  si l’absence du secrétaire est prévisible.

Quelque soit la solution trouvée,  le président du comité d’entreprise ne peut pas fixer seul l’ordre du jour de la prochaine réunion.


Que faire si le président du CE refuse d'inscrire une question à l’ordre du jour ?Si les deux parties n’arrivent pas à négocier et trouver un compromis, le secrétaire du CE pourra saisir le juge des référés (Président du TGI) pour que celui-ci tente de résoudre la difficulté. Le juge pourra décider d’autoriser le président du CE à convoquer le comité sur la base de l’ordre du jour litigieux ou inviter les parties pour discuter et arrêter en commun sous son égide l’ordre du jour.

Si il s’agit d’une consultation obligatoire en vertu du code du travail, le secrétaire du CE peut obliger l’employeur à inscrire une consultation à l’ordre du jour si il constate que l’employeur n’a pas rempli son obligation, en lui faisant un rappel à la loi.


L'ordre du jour doit il répondre à un formalisme précis ?Le Code du travail ne donne pas d’indication sur la forme que doit revêtir l’ordre du jour. Il n’y a pas un contenu type, pas une forme obligatoire.

Les questions portées à l’ordre du jour doivent toutefois être claires et précises, afin que les membres du comité sachent exactement de quoi ils auront à discuter.

Le plus souvent, le plan suivant est respecté:

– Adoption du procès-verbal de la réunion précédente;
– Questions déjà abordées nécessitant d’être réabordées ou complétées;
– Questions nouvelles;
– Questions diverses.

Attention car les questions diverses ne doivent pas être utilisées pour tenter d’aborder en séances des questions importantes, qui demandent une information préalable et une véritable discussion et qui n’ont pu être inscrites à l’ordre du jour.


Les réunions se déroulent-elles toujours au même endroit ?C’est le président qui décide du lieu de la réunion. Dans un entreprise qui possède plusieurs sites, le président peut organiser la réunion alternativement sur chaque site.


Comment est qualifié un accident sur le trajet pour se rendre à la réunion de CESi un accident survient à un élu de CE ou à un représentant syndical au CE sur le lieu où se déroule la réunion, il sera normalement qualifié d’accident du travail,  Code de la sécurité sociale - Article L411-1, en effet la réunion est assimilée à du temps de travail effectif.

La Loi travail a étendu cette protection aux délégués syndicaux,  Article L412-8, 12° du Code de la sécurité sociale

Si l’élu est victime d’un accident au cours d’un déplacement à l’extérieur de l’entreprise, la qualification d’accident du travail ou d’accident du trajet peut être retenue. Ainsi, par exemple, constitue un accident du travail et non, un accident de trajet l’accident survenu au cours d’une mission rémunérée par l’employeur comme temps de travail et exécutée dans l’intérêt de l’entreprise. Tel est le cas d’un accident dont a été victime un salarié en regagnant son domicile après avoir pris part, au siège social de la société, à une réunion du comité central d’entreprise dont il était membre élu, quelles qu’aient pu être les libertés dont il avait joui au sein de ce comité ou dans l’organisation de son voyage de retour,  Cass., soc., 11 octobre 1990, n°88-19392.

 


Trajet des elus« Le temps de trajet, pris en dehors de l’horaire normal de travail et effectué en exécution des fonctions représentatives, doit être rémunéré comme du temps de travail effectif pour la part excédant le temps normal de déplacement entre le travail et le domicile ».

Cour de cassation, civile, Chambre sociale, 12 juin 2013, 12-15.064

Autrement dit, les temps de trajet effectué par l’élu pour se rendre aux réunions de CE peut donner lieu au paiement d’heures supplémentaires.


La réunion du comité d'entreprisePour qu’une réunion puisse valablement se tenir, seule la présence de deux personnes est exigée : le président du CE ou son représentant et le secrétaire de CE.

En effet, la loi (le code du travail) n’impose pas la présence d’un minimum d’élus à la réunion du comité d’entreprise pour qu’elle puisse se tenir. Toute clause, accord collectif, règlement intérieur du comité d’entreprise précisant une régle serait nulle et de nul effet.

Pour que la réunion du comité d’entreprise puisse se tenir, il faut obligatoirement que le président ou son représentant y assiste.
La présence du secrétaire du comité d’entreprise est également  nécessaire. Si celui-ci est absent, le secrétaire adjoint pourra le remplacer à deux conditions :

  • qu’il soit un membre titulaire ou qu’il remplace un titulaire absent ;
  • qu’il ait été élu pour remplacer le secrétaire en cas d’absence de ce dernier.

Si ces deux conditions ne sont pas remplies, il faut nommer un secrétaire de séance qui ne sera pas nécessairement le même à chaque absence du secrétaire du comité d’entreprise.

 


Aucun article du code du travail determine un délai au Secrétaire pour rédiger le PV. Logiquement, le PV est rédigé entre deux réunions mensuelles, afin d’être approuvé au plus tard lors de la réunion suivante et ainsi diffusé aux salariés.

Delai pour rediger le PC du Comité d'EntrepriseCe type de fonctionnement apparaît logique cependant la loi n’oblige pas le Secrétaire à rédiger le PV d’un mois sur l’autre.

Par ailleurs, il est possible de preciser dans le règlement intérieur du CE un délai minimum.

L’employeur ne dispose d’aucun pouvoir particulier pour obliger le Secrétaire du Comité d’Entreprise à rédiger le PV dans un certain laps de temps. Il ne peut ni le remplacer, ni mandater un tiers pour rédiger le PV à la place du Secrétaire du Comité d’Entreprise s’il juge la rédaction trop lente.


En principe, les vacances ne doiveRéunion du Ce pendant les vacances d'étént pas nuire au principe de la périodicité déterminée par le code du travail. Dans la pratique lorsqu’une réunion n’est pas organisée pendant les vacances d’été, le chef d’entreprise fixera la réunion manquante à une date la plus proche possible de la date de fermeture ou de réouverture de l’entreprise, ou alors on en profitera pour organiser un réunion spécifique à un thème précis, afin d’approfondir un sujet.


Report de la réunion de CEL’employeur prend un risque en acceptant cette annulation. En effet, une minorité d’élus, non favorable à l’annulation,  pourrait lancer une procédure pour délit d’entrave. Il est plutôt conseillé de demander un report de cette réunion ou la tenue d’une réunion extraordinaire.


Qui paye les frais de déplacement réunion CEC’est l’entreprise qui paye les frais de déplacement et autres frais des membres du CE qui se rendent à la réunion ordinaire ou à la réunion extraordinaire du CE (Comité d’entreprise).

Par exemple, si la réunion est organisée le matin de bonne heure et que les participants travaillent en divers endroits éloignés du site de la réunion, l’employeur devra prendre en charge les frais de transport, de repas et d’hébergement.


Le secrétaire du Comité d’entreprise dispose de pouvoir mais ce n’est pas son rôle d’animer la réunion. C’est le rôle du président.


C’est le président du CE qui dirige et anime les débats. Il doit veiller à ce que l’ensemble des membres du comité, les membres titulaires et les suppléants, les représentants syndicaux, les membres invités puissent s’exprimer librement et donner leur avis sur les sujets abordés.
La réunion n’est pas qu’une simple chambre d’enregistrement : c’est un lieu d’échanges de vue, de contre-propositions, de critiques. Le chef d’entreprise ne peut se contenter de répondre par oui ou par non aux questions posées.


 Modèles de lettres :

Réunion ordinaire du Comité d'Entreprise

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