> Commission formation du CSE :

Commission formation du CSE :

Article publié le : 11 juin 2018 - Article modifié le : 12 septembre 2019

Rôle de la commission formation du CSE :

Cette commission est chargée notamment de préparer les délibérations du CSE dans ce domaine prévues dans le cadre des consultations récurrentes. Elle prépare la consultation sur le bilan et le plan de formation, il revient notamment à la commission d’analyser les informations mises à la disposition du CSE dont bien évidement le plan de formation et de préparer les questions à poser à la direction. Pour rappel, le plan de formation est un document écrit qui retrace l’ensemble des formations retenues par l’employeur selon l’intérêt de l’entreprise et ses objectifs futurs. Il est possible d’ajouter au plan de formation des actions de bilan de compétences, des périodes de professionnalisation, des actions de formation visant à la validation des acquis de l’expérience (VAE).Commission formation du Cse, du comité d’Entreprise

Cette commission est également chargée d’étudier les moyens de favoriser l’expression des salariés et de participer à leur information dans ce domaine et d’étudier les problèmes spécifiques concernant l’emploi et le travail des jeunes et des travailleurs handicapés.

Le plan de formation est l’un des thèmes de la consultation du CSE sur la politique sociale :

A défaut d’accord, le comité social et économique (CSE) est consulté, chaque année, sur la politique sociale de l’entreprise, les conditions de travail et l’emploi. C’est lors de cette consultation que le CSE est consulté sur le plan de formation (C. trav., art. L. 2312-22 et L. 2312-26). Les thèmes « formation » abordés lors de cette consultation sont les suivants : le programme pluriannuel de formation, les actions de formation envisagées par l’employeur, l’apprentissage, les conditions d’accueil en stage.

L’entreprise possède toute liberté pour adopter un plan de formation trimestriel, semestriel, etc, ou au contraire mettre en place un programme pluriannuel de formation définissant les perspectives d’actions de formation et leurs moyens de mise en œuvre à moyen et long terme. La durée maximum de ce programme n’est pas définie. L’entreprise qui décide d’élaborer un tel programme peut donc le faire pour deux années ou plus. Néanmoins, le CSE est consulté sur le programme pluriannuel de l’entreprise lors de la consultation annuelle sur la politique sociale.

L’avis du CSE sur la formation :

Le CSE peut se prononcer par un avis unique portant sur l’ensemble des thèmes sur la politique sociale de l’entreprise, les conditions de travail et l’emploi ou par des avis séparés organisés au cours de consultations propres à chacun de ces thèmes. Cette précision a été apportée par le code du travail afin de tenir compte du fait que cette consultation traite d’un très grand nombre de thèmes. On peut ainsi imaginer une réunion consacrée exclusivement au plan de formation (bilan et plan prévisionnel) avec un avis séparé du CSE sur ce thème.

Le CSE émet des avis et des vœux dans l’exercice de ses attributions consultatives. Il dispose à cette fin d’un délai d’examen suffisant. Ce délai d’examen est soit négocié par accord, soit fixé par décret. A l’expiration du délai, le CSE est réputé avoir été consulté et avoir rendu un avis négatif (C. trav., art. L. 2312-15 et L. 2312-16). A défaut d’accord, pour les consultations pour lesquelles la loi n’a pas fixé de délai spécifique, le CSE est réputé avoir été consulté à l’expiration d’un délai d’un mois à compter de la communication par l’employeur des informations prévues par le code du travail ou de l’information par l’employeur de leur mise à disposition dans la BDES (C. trav., art. R. 2312-5 et R. 2312-6).

Ce délai est porté à 2 mois en cas d’intervention d’un expert et à 3 mois dans le cas d’une ou plusieurs expertises dans le cadre de consultations se déroulant à la fois au niveau du CSE central et d’un ou plusieurs CSE d’établissement.

Les informations pour préparer l’avis se trouvent dans la BDES :

En vue de la consultation sur la politique sociale de l’entreprise, l’employeur doit mettre à la disposition du CSE, via la base de données économiques et sociales (BDES) ou dans les conditions prévues par accord, un certain nombre d’informations (C. trav., art. L. 2312- 26, II). Parmi ces données portant sur les différents thèmes qui doivent être traités en réunion, figurent des informations :

  • sur l’évolution de l’emploi, des qualifications, de la formation et des salaires, sur les actions en faveur de l’emploi des travailleurs handicapés, sur le nombre et les conditions d’accueil des stagiaires, sur l’apprentissage et sur le recours aux contrats de travail à durée déterminée, aux contrats de mission conclus avec une entreprise de travail temporaire ou aux contrats conclus avec une entreprise de portage salarial ;
  • sur le plan de formation du personnel de l’entreprise ;
  • sur la mise en œuvre des contrats et des périodes de professionnalisation et du compte personnel de

En matière de formation professionnelle, les informations mises à disposition via la BDES sont celles figurant à la rubrique 1° Investissements, A Investissement social, et Formation professionnelle (C. trav., art. R. 2312-18 et s.).

Dans quelles entreprises peut-on mettre en place une commission formation au sein du CSE :

Les commissions peuvent être mises en place par accord dans toutes les entreprises d’au moins 50 salariés (Article L2315-45 et Article L2232-12). À défaut d’accord, les anciennes commissions du comité d’entreprise sont obligatoirement mises en place dans les entreprises d’au moins 300 salariés (Article L2315-49). Le seuil de 300 salariés impliquant la mise en place de ces commissions, est réputé franchi lorsque l’effectif de l’entreprise dépasse ce seuil pendant douze mois, consécutifs ou non, au cours des 3 années précédentes. La mise en place de ces commissions devient donc effectivement obligatoire dans un délai d’un an après le franchissement du seuil. A noter que dans les entreprises entre 50 et 300 salariés, à défaut d’accord d’entreprise, aucune commission ne peut être mise en place au sein du CSE.

Accord d’entreprise pour mettre en place une commission formation au CSE :

 Article L2315-45

Un accord d’entreprise conclu dans les conditions prévues au premier alinéa de l’article L. 2232-12 peut prévoir la création de commissions supplémentaires pour l’examen de problèmes particuliers.

Le cas échéant, l’employeur peut adjoindre à ces commissions avec voix consultative des experts et des techniciens appartenant à l’entreprise et choisis en dehors du comité. Les dispositions de l’article  L. 2315-3 relatives au secret professionnel et à l’obligation de discrétion leur sont applicables.

Les rapports des commissions sont soumis à la délibération du comité.

La mise en place de ces commissions était auparavant obligatoire dans les entreprises d’au moins 300 salariés. Aujourd’hui, dans ces mêmes entreprises, les partenaires sociaux peuvent décider, par accord majoritaire, de ne reprendre qu’une partie de ces commissions, voir de toutes les supprimer.

Fonctionnement et moyens de la Commission de la formation :

Composition de la commission formation :

Les commissions du CSE sont composées de membres désignés par lui et choisis parmi ses membres. Les membres peuvent être désignés parmi l’ensemble des représentants du personnel, qu’ils soient titulaires ou suppléants. Dans le cas où un accord d’entreprise met en place une commission formation, l’accord peut mentionner si des salariés de l’entreprise qui n’appartiennent pas au CSE, peuvent ou non intégrer ces commissions. Dans une commission formation mise en place en l’absence d’accord (Article R2315-28), les membres peuvent être choisis parmi des salariés de l’entreprise n’appartenant pas au CSE. Attention, les salariés extérieurs au CSE ne disposent pas d’heures de délégation. 

Nombre de membres de la commission formation :

Lorsque la commission formation est mise en place à défaut d’accord d’entreprise, aucune disposition ne fixe le nombre maximum de membres. Dans ce cas, le nombre de membres devrait être formalisé dans le règlement intérieur du CSE.

Les textes ne prévoient aucune règle de fonctionnement interne de la commission. Le comité social et économique reste donc libre de fixer comme il le souhaite le mode de convocation de la Commission de la formation, les modalités de remplacement des membres absents.

La présidence de la commission formation :

La commission formation est présidée par l’un de ses membres (Article R2315-28).

Fréquence des réunions de la commission formation :

Pour la commission formation mise en place à défaut d’accord, aucune règle spécifique sur le nombre ou la fréquence des réunions n’est prévue. Les modalités de fonctionnement de la commission formation doivent être fixées dans le règlement intérieur du CSE, qui pourrait alors déterminer le nombre minimum de réunions. 

Crédit d’heures des membres de la commission formation :

Pour l’ensemble des commissions mises en place à défaut d’accord d’entreprise, le temps passé en commission n’est pas déduit des heures de délégation dès lors que la durée annuelle globale de ces réunions n’excède pas :

  • 30 heures pour les entreprises dont l’effectif se situe entre 300 à 1 000 salariés ;
  • 60 heures pour les entreprises dont l’effectif est supérieur ou égal à 1 000 salariés.

En cas de dépassement, les membres devront déduire de leurs heures de délégation le temps passé en réunion des commissions.
L’effectif est apprécié une fois par an, sur les douze mois précédents, à compter du premier mois suivant celui au cours duquel a été élu le comité.

Rien n’est prévu pour les autres participants non élus.

La commission formation peut-elle faire appel à des personnes extérieures ?

A défaut d’accord, aucune disposition ne prévoit la possibilité de faire appel à des personnes extérieures au CSE. Encore une fois, les modalités de fonctionnement de la commission formation doivent être fixées dans le règlement intérieur du CSE, qui pourrait alors déterminer la possibilité de faire appel à des personnes extérieures. 

En l’absence d’accord prévu à l’article L. 2315-45, dans les entreprises d’au moins mille salariés, une commission économique est créée :

 Article L2315-49

En l’absence d’accord prévu à l’article L. 2315-45, dans les entreprises d’au moins trois cents salariés, le comité social et économique constitue une commission de la formation. 

Cette commission est chargée : 

1° De préparer les délibérations du comité prévues aux 1° et 3° de  l’article L. 2312-17 dans les domaines qui relèvent de sa compétence ; 

2° D’étudier les moyens permettant de favoriser l’expression des salariés en matière de formation et de participer à leur information dans ce domaine ; 

3° D’étudier les problèmes spécifiques concernant l’emploi et le travail des jeunes et des travailleurs handicapés.

 

Vos questions :

Commission de l'égalité professionnelle

La commission de l’égalité professionnelle est chargée de préparer les délibérations du comité d’entreprise en matière d’égalité, notamment sur le Rapport de Situation Comparée entre les femmes et les hommes. Elle peut aussi préparer, en amont, la négociation relative à l’égalité professionnelle dans l’entreprise.


Présidée par un membre du CE, elle doit, dès sa création, recevoir toutes les informations concernant son champ de compétence pour pouvoir contribuer aux travaux du Comité d’Entreprise.


Pour mettre en place une commission de l’égalité professionnelle,faut inscrire le point à l’ordre du jour réunion ordinaire du Comité d’Entreprise. Lors de cette réunion, la composition et les règles de fonctionnement
doivent être soumises au vote. Les modalités du règlement de la commission de l’égalité professionnelle peuvent être intégrée dans le Règlement Intérieur du Comité d’Entreprise. Les décisions sont acquises à la majorité des voix des membres présents ayant le droit de vote (titulaires).


Le Comité d’Entreprise est consulté chaque année sur la politique sociale de l’entreprise, les conditions de travail et l’emploi et, notamment, sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
En vue de cette consultation, l’employeur met à la disposition du Comité d’Entreprise, dans les conditions prévues à l’article L. 2323-9 du code du travail, les informations et les indicateurs chiffrés sur la situation comparée des femmes et des hommes au sein de l’entreprise, mentionnés aux articles R. 2323-9 (entreprises de moins de 300 salariés) et R. 2323-12 du code du travail (entreprises d’au moins 300 salariés), ainsi que l’accord ou, à défaut, le plan d’action en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
Ces informations sont mises à la disposition de l’agent de contrôle de l’inspection du travail, accompagnées de l’avis du CE, dans les 15 jours qui suivent la réunion de ce dernier.


Article L2325-34 du Code du travail : Dans les entreprises d’au moins trois cents salariés, une commission de l’égalité professionnelle est créée au sein du comité d’entreprise. Cette commission est notamment chargée de préparer les délibérations du comité d’entreprise prévues à l’article L. 2323-15.


Pour prolonger votre lecture :

5.1.4 - Les commissions du CSE : 

        1. Commission santé, sécurité et conditions de travail 
        2. Commission d’information et d’aide au logement 
        3. Commission égalité professionnelle 
        4. Commission économique du CSE 
        5. Commission formation du CSE 
        6. Commission des marchés 
        7. Commissions facultatives du CSE 

Questions, commentaires :

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TÉMOIGNAGES

Je tiens également à te dire que tout le monde a adoré la formation.

Jerome Guillot

Délégué syndical, CCA International

Merci pour les supports qui vont pouvoir nous apporter une aide précieuse à notre mission. Je suis très heureux d'avoir pu suivre cette formation.

Bruno Blanc

Élu titulaire, CE Mutualité Française Loire

J’ai fait rapidement le bilan de la formation avec deux collègues. Ils étaient satisfaits de votre prestation, comme je l’ai été. Cela nous a permis d’avoir un regard extérieur sur nos pratiques.

Nicolas MILOT

Président de l’APSM, APSM (Rouen)

Cette formation a été réellement agréable et conviviale en plus d’être instructive. Merci beaucoup pour toutes ces informations dont nous allons nous servir dès à présent.

Philippe Bouillant

Élu titulaire, CE Rinck

Cette formation était vraiment superbe et très enrichissante . J’ai appréciée les échanges que nous avons pu avoir et tous vos exemples apportés pour nous éclairer et nous guider à améliorer notre rôle .

Emmy REBOULET- ORIOL

Trésorière du CSE, ANEF

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