Publié le : 1 septembre 2015 - Modifié le : 11 juillet 2017

Permanence du Comité d’Entreprise :

Permanence du comité d'entrepriseLe comité d’entreprise peut décider librement de mettre en place une permanence :

Le comité d’entreprise peut décider librement de mettre en place une permanence pendant laquelle les salariés de l’entreprise pourront venir rencontrer les élus.
Généralement cette permanent est organisée dans le local du comité d’entreprise. L’employeur ne peut pas s’opposer à cette d’initiative.

La régularité de la permanence du comité d’entreprise :

Le succès (traduit par un fréquentation régulière) s’articule autour de la régularité de celle ci, toujours le même jour de la semaine et à horaires fixes, par exemple chaque jeudi de 12 h 30 à 14 h.
Durant cette plage horaire, les salariés pourront venir à votre rencontre, dans votre local.

Pour organiser cette permanence, vous devez vous organiser en prévoyant un planning de permanence entre les différents élus, afin que ce ne soit pas toujours les mêmes qui soient présents à ces permanences. Vous utilisez vos horaires de délégation pour gérer cette permanence.

Conseils HappyCE :

Prévoir des plages horaires en dehors des horaires de travail des salariés (heures du déjeuner par exemple) : seuls moments où les salariés pourront accéder librement à votre permanence. Eviter les lundi et vendredi à cause des RTT et le mercredi réservé aux enfants.N’hésitez pas à afficher vos jours et horaires de permanence en utilisant tous les moyens d’information et de communication auprès des salariés, via par exemple vos panneaux d’affichages, site internet, messagerie.

Foire aux questions :

FAQ : Liberté de déplacement

Pouvoir se déplacer librement constitue l’une des conditions essentielles à l’accomplissement efficace des missions de l’élu.

L’employeur ne peut pas exercer de contrôle sur les modalités de déplacement d’un élu.

Article L2325-11 : 

Pour l’exercice de leurs fonctions, les membres élus du comité d’entreprise et les représentants syndicaux au comité d’entreprise peuvent, durant les heures de délégation, se déplacer hors de l’entreprise.

Ils peuvent également, tant durant les heures de délégation qu’en dehors de leurs heures habituelles de travail, circuler librement dans l’entreprise et y prendre tous contacts nécessaires à l’accomplissement de leur mission, notamment auprès d’un salarié à son poste de travail, sous réserve de ne pas apporter de gêne importante à l’accomplissement du travail des salariés.

Attention, un départ soudain perturbant la marche de l’entreprise est abusif. L’information doit se faire dans un délai suffisant pour pouvoir permettre d’organiser le travail pendant l’absence, (Cour de cassation, Chambre sociale, du 12 février 1985, 82-41.647).

 


L’utilisation des bons de délégation ne doit pas permettre à l’employeur de contrôler les sorties des élus du comité d’entreprise. L’employeur ne peut pas surveiller les déplacements en demandant d’indiquer le motif sur les bons de délégation. Ceux-ci permettent uniquement d’effectuer le décompte des heures de délégation.


Un élu, peut-il utiliser ses heures de délégation pendant un arrêt de travail ?Un arrêt de travail ne suspend pas le mandat d’un représentant du personnel, mais pour faire valoir l’indemnisation des heures qui y sont consacrées pendant cette période d’arrêt, il faut cependant que le médecin traitant ait autorisé cette activité de représentation, décision de la Cour de cassation le 21 mars 2014.

L’attribution des indemnités journalières est subordonnée à l’obligation pour le bénéficiaire de s’abstenir de toute activité non autorisée, la chambre mixte (chambre sociale, criminelle et deuxième chambre civile) énonce que l’activité de représentant du personnel n’est pas suspendue par la maladie et que les heures de délégation déposées durant cette période n’ouvrent droit à indemnisation que si l’exercice de l’activité de représentant du personnel a été préalablement autorisé par le médecin traitant (Cass. ch. mixte, 21 mars 2014, n° 12-20002 et n° 12-20003).

La Cour de cassation reconnaît que seul le médecin traitant est à même d’évaluer la capacité physique du salarié à exercer son activité de représentant du personnel. Faute, pour le représentant du personnel, de justifier d’une autorisation du médecin traitant d’exercer son mandat, il s’expose au risque de perdre le bénéfice des indemnités journalières et de ne pas pouvoir prétendre au paiement par l’employeur des heures de délégation déposées.


 Modèles de lettres :

Règlement intérieur du Comité d’Entreprise

    – Formations :

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